Violences policières : Les forces de l’ordre ne font pas relâche

Au 9 mars, 243 signalements avaient été déposés à l’IGPN, qui avait ouvert 162 enquêtes. Sans que celles-ci modifient le moins du monde le comportement des forces de l’ordre.

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Le gouvernement et ses soutiens médiatiques se sont fort irrités que la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, ex-présidente socialiste du Chili, ose réclamer à la France une « enquête approfondie » sur les violences policières contre les gilets jaunes. « On ne l’a pas attendue pour faire la lumière sur l’ensemble des faits dès lors qu’il y a des plaintes », s’est agacé Édouard Philippe.

De fait, au 9 mars, 243 signalements avaient été déposés à l’IGPN, qui avait ouvert 162 enquêtes. Sans que celles-ci modifient le moins du monde le comportement des forces de l’ordre. En témoignent les nouvelles violences exercées samedi sur des manifestants lors de l’acte 17 des gilets jaunes.

À Quimper, on voit un manifestant en fauteuil roulant recevoir une grenade qui le blesse grièvement, un gilet jaune se faire rouer de coups de matraque par un gendarme mobile alors qu’il est maintenu à terre, ou encore un autre gendarme écraser volontairement les lunettes d’un jeune interpellé, etc.

La veille, à Bordeaux, la police, après avoir interpellé sans motif apparent une des 800 femmes qui participaient pacifiquement à la manifestation non mixte organisée par le Collectif 8 mars-Gironde pour le droit à occuper la rue de nuit sans être agressées ou harcelées, a fait usage d’une grenade de désencerclement, blessant sévèrement aux pieds une manifestante, de bombes à poivre et de lacrymogènes.

Plus tard, les manifestantes ont été bloquées par des policiers casqués avec bouclier et plusieurs chiens agressifs. C’est sans doute ainsi que le gouvernement conçoit la lutte contre les violences faites aux femmes…


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