Festival des idées : vers une deuxième édition en 2020

Les trois jours de débats à La Charité-sur-Loire ont permis de réunir toutes les sensibilités de la gauche.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Le premier Festival des idées, organisé le week-end des 6 et 7 juillet à La Charité-sur-Loire (Nièvre), a rempli ses objectifs : des personnalités de toutes les sensibilités de gauche sont venues s’y parler et rencontrer le public (1 500 participants), dont un bon tiers venait des communes alentour. À noter également, une délégation de gilets jaunes, qui a pris part aux différents ateliers. L’idée maîtresse des organisateurs était de « faire tomber les murs », là où les récentes batailles ont laissé place souvent à des invectives ou des défiances. D’anciens socialistes – Guillaume Balas (Génération·s), Emmanuel Maurel (LFI) – en ont retrouvé d’actuels – Boris Vallaud. Des récents candidats aux européennes – Yannick Jadot (EELV), Manon Aubry (LFI), Ian Brossat (PCF) – ont discuté avec d’anciens parlementaires – Cécile Duflot ou Pouria Amirshahi, président de Politis. Consacrée aux menaces sur les libertés publiques, la « carte blanche » de Politis, avec l’avocat Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l’homme et défenseur de victimes de violences policières, a fait salle comble.

À l’issue du festival, les organisateurs – l’ancien député frondeur Christian Paul et l’éditorialiste d’Alternatives économiques Guillaume Duval – ont présenté un manifeste dénonçant le « double langage » qui « discrédite la politique » (« Dénoncer les excès du capitalisme et en même temps signer les traités de libre-échange, c’est une illustration de ce grand écart mortifère »). Surtout, c’est « la société [qui] doit faire le programme », et « non plus les seuls dirigeants politiques ». Avec pour objectif final : bâtir une « fédération des idées », afin que « cessent les guerres de chapelles », qui « condamnent à l’impuissance les gauches éparpillées, les écologistes, les syndicalistes, les mouvements citoyens, et les éloignent des classes populaires ». Une deuxième édition du Festival des idées est déjà annoncée pour le début de l’été 2020, dont on peut espérer qu’elle fera une plus grande place aux acteurs essentiels des combats d’aujourd’hui, des jeunes vendredistes pour le climat aux nouveaux militants des quartiers populaires.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents