Le confinement sous l’œil de Gil : #18 le livre

Coincé en appartement à Paris, le photographe Gil Lefauconnier nous livre le journal visuel de ses états d’âme. Et il nous inspire à notre tour. Aujourd’hui, les bouquins, vieux complices de papier (et nouveaux compagnons numériques…)

Patrick Piro  • 7 mai 2020
Partager :
Le confinement sous l’œil de Gil : #18 le livre
© photo : Gil Lefauconnier

Avec le confinement, les Français·es lisent plus que jamais : +42 % selon un sondage de l’Ifop. Un bond presque aussi violent que pour les séries, les jeux vidéos ou les films. Et pour la première fois peut-être, vous avez connu l’angoisse de la « Pile à lire » qui s’épuise. Et les librairies ont fermé, considérées « non essentielles » et par manque de clients. Certaines versent dans le retrait rapide (drive ou click and collect, beurk anglicismes…), tentant de concurrencer l’ogre Amazon, mais nombreuses luttent pour leur survie. Alors, relire « ses » classiques, comme le conseillent de doctes avis ? « Le Hussard sur le toit » de Giono, « La Peste » de Camus, etc. Au secours, des bouquins de crise sanitaire et de quarantaine !

© Politis

Photographe professionnel depuis 25 ans, Gil Lefauconnier est aussi à l'aise dans la photo d'entreprise que dans le reportage de presse, il concentre son travail sur l'être humain et sa diversité. Retrouvez-le aussi sur Instagram.
Heureusement, il y a les circuits d’échange de livres (devenus plus ou moins clandestins). Mais… ne colporteraient-ils pas le coronavirus ? Non, l’engouement pour la lecture confinée vient d’ailleurs : c’est l’explosion des achats d’ouvrages numériques (les e-books, re-beurk). Mais novices, gare aux chicanes ! Choisissez bien votre librairie numérique, informez-vous sur les normes techniques et verrouillages, mais aussi sur les performances des liseuses. Pour le reste, c’est comme avant mais à distance : il existe des appli pour échanger entre lecteurices, et même des salons du livre virtuels pour fans de lecture sous confinement !

Et vous, la couverture de votre livre de chevet (comme on dit), c’est papier ou écran ?

Pour lire tous les épisodes de la série photo : L’œil de Gil, cliquez ici.

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Les syndicats de journalistes de plus en plus pris pour cible
Presse • 25 septembre 2026 abonné·es

Les syndicats de journalistes de plus en plus pris pour cible

Depuis plusieurs semaines, ces organisations sont accusées d’être des ennemies du pluralisme, d’entretenir des biais idéologiques. Des attaques en provenance de politiques de droite et d’extrême droite mais également d’éditorialistes, de journalistes présentateur·trices. Un virage inquiétant.
Par Céline Martelet
À Nantes, l’opposition au projet de CRA hausse le ton après le passage en force de l’État
Luttes • 24 septembre 2026 abonné·es

À Nantes, l’opposition au projet de CRA hausse le ton après le passage en force de l’État

En Loire-Atlantique, défenseurs des droits humains et défenseurs de l’environnement s’allient pour tenter d’interrompre la construction d’un centre de rétention administrative dans un bois et sur une zone humide.
Par Mathilde Doiezie
Au CRA de Toulouse, une série de tentatives de suicide sur fond d’allongement des délais de rétention
Récit • 22 septembre 2026 abonné·es

Au CRA de Toulouse, une série de tentatives de suicide sur fond d’allongement des délais de rétention

Au CRA de Cornebarrieu, près de Toulouse, plusieurs personnes ont tenté de se suicider depuis fin août, après l’entrée en vigueur de la loi qui prolonge la durée maximale de rétention de 90 à 210 jours. Des actes de désespoir ont été relevés dans d’autres CRA.
Par Pauline Migevant
Violences sexuelles : face au silence de la justice, elle demande le suicide assisté
Récit • 22 septembre 2026 abonné·es

Violences sexuelles : face au silence de la justice, elle demande le suicide assisté

Depuis 2012, Delphine Huet accuse de viol son supérieur dans la police. Après un non-lieu, elle dénonce un système qui détruit les plaignantes, et se tourne vers le suicide assisté en Belgique.
Par Zoé Grandjacques