Après l’élection de Gabriel Boric, le plus dur commence

L’ex-leader étudiant élu président le 19 décembre entrera au palais de la Moneda en mars. Il devra tenir son cap dans un paysage politique en pleine recomposition.

Marion Esnault  • 12 janvier 2022 abonné·es
Après l’élection de Gabriel Boric, le plus dur commence
Lors de sa désignation comme candidat à la primaire de la gauche, Gabriel Boric avait lancéu2009: «u2009Si le Chili est le berceau du néolibéralisme, il en sera aussi le tombeauu2009».
© Cris Saavedra Vogel/ANADOLU/AFP

Le 19 décembre dernier, à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle, le social-démocrate Gabriel Boric l’a emporté avec 56 % des voix sur le candidat d’ultradroite, José Antonio Kast. Dès l’annonce des résultats, les cris de joie et l’effervescence ont envahi les rues, du nord désertique au sud patagonique du Chili. Aux quatre coins du pays, les Chiliens ont fêté à leur manière, en chantant et en dansant, cette nouvelle avancée vers la justice et la dignité. À Santiago, plus d’un million de personnes ont envahi la bien nommée plaza Dignidad, épicentre de la révolte sociale de 2019 et point de départ de cette nouvelle ère politique. C’est en effet là que, le 18 octobre 2019, ce pays d’Amérique latine, réputé jusqu’alors

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Monde
Temps de lecture : 8 minutes