Les prisonniers basques, dossier prioritaire
Paris et Madrid n’ont pas totalement abandonné leur politique d’exception pénitentiaire à l’encontre des membres d’ETA incarcérés, six ans après la dissolution du groupe armé.
dans l’hebdo N° 1803 Acheter ce numéro

"Et très important, il y a la question des prisonnier·es politiques » : le rappel est constant dans la bouche des militant·es basques. Si le bras judiciaire s’est implacablement abattu sur les membres d’ETA, ces derniers ont également fait l’objet d’un traitement pénitentiaire spécial en Espagne et en France.
À partir de 1989, l’Espagne éloigne systématiquement les prisonnier·es basques et les disperse en petits groupes pour limiter les contacts entre eux. Pour les familles en visite, ce sont des trajets harassants, parfois
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