Deux salariées obligées de retirer leur voile : les conséquences de l’islamophobe loi « séparatisme »
À Nancy, deux employées d’une association de réinsertion se sont vu demander de retirer leur voile sous peine de licenciement. Des salariés, eux, se mobilisent et un rassemblement est prévu ce 2 octobre.

En France, on peut aller au travail, pendant plusieurs années, tous les matins, le faire bien, y mettre du cœur, ne jamais se faire rien reprocher et, du jour au lendemain, se retrouver sous la menace d’être mis à la porte pour sa tenue vestimentaire. Le tout, en toute légalité.
C’est cette violence que viennent de subir deux salariées de l’association Accueil et réinsertion sociale (AARS) de Nancy qui compte environ 300 salariés, en raison du voile qu’elles portent – pour l’une depuis au moins trois ans, date de son recrutement. En effet, cette association a instauré un nouveau règlement intérieur, entré en vigueur le 10 août dernier, dans lequel on peut y lire que « l’association assure une mission de service public déléguée par l’État, ce qui impose d’assurer l’obligation de neutralité du personnel. Les missions s’exercent dans le respect du principe de laïcité ».
Un changement qui a secoué en interne. « Ce nouveau règlement intérieur a reçu un avis défavorable lors de son passage en CSE (Comité social et économique). Mais ce vote est purement consultatif », raconte Philippe Blouet, délégué syndical SUD. Lors de son entrée en vigueur, les deux salariées qui portent le voile se sont donc inquiétées de cette nouvelle « clause de
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