Vider les caisses pour mieux réduire les dépenses

En organisant l’assèchement des comptes publics, la politique économique d’Emmanuel Macron est directement responsable de l’explosion du déficit public et de la dette de ces dernières années. Sans que cela ne la remette en question.

Pierre Jequier-Zalc  • 21 mai 2025 abonné·es
Vider les caisses pour mieux réduire les dépenses
© Gonzalo Fuentes / POOL / AFP

Un coup à droite, un coup à gauche. À son arrivée au pouvoir, le macronisme était souvent qualifié de « girouette », sans proposition politique claire. Le qualificatif colle très mal, en revanche, à la politique économique menée par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. De ce côté, en effet, la constance est de mise. Depuis 2017, la Macronie mène, sans ciller, une politique de l’offre, visant à baisser le coût du travail et à « faciliter l’investissement » en réduisant les impôts dits de production.

La liste des mesures mises en place est longue comme le bras : suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) – remplacée par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) –, suppression de la progressivité de l’impôt sur le capital, remplacé par la « flat tax », pérennisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), baisse de l’impôt sur les sociétés, etc. Autant de réformes, menées tambour battant, qui ont créé une inégalité structurelle entre les revenus du travail et ceux du capital. Comme le relevait Le Monde en 2023, un contribuable gagnant 1 million d’euros de salaires est taxé à plus de 54 %, tandis qu’un actionnaire percevant 1 million d’euros de dividendes le sera à 30 %.

L’idée générale de cette politique est assez simple à comprendre : en réduisant les charges qui incombent aux entreprises et aux entrepreneurs, ceux-ci

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Économie
Publié dans le dossier
On a trouvé un pognon de dingue !
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent
Économie • 27 août 2026

Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent

Invités par le Medef, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier ont débattu face à Gabriel Attal, Marine Le Pen, Édouard Philippe et Bruno Retailleau sur la dette, la fiscalité ou les salaires. Ils ont tenté de remporter quelques points sur des sujets chers aux libéraux.
Par Lucas Sarafian
Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs
Récit • 27 août 2026 abonné·es

Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs

Si le lobby patronal a tenté, ces dernières semaines, de faire entendre que les salarié·es sont aussi les « partenaires » des patrons, ses adhérent·es ont eu droit, sans surprise, à un show contre l’État social lors de « La REF », son événement de rentrée à Roland-Garros. Récit.
Par Céline Martelet
« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »
Entretien • 3 juillet 2026

« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »

Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Par Vanina Delmas
Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?
Luttes • 3 juin 2026

Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?

Les congrès des principales centrales ont lieu en ce moment. Pouvoir d’achat, retraites, assurance chômage : tour d’horizon des sujets de préoccupations.
Par Céline Martelet, Alix Garcia et Juliette Heinzlef