« Nous sommes pris à la gorge mais nous sommes obligés de rouler, coûte que coûte »

La flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient affecte les dépenses, et donc les revenus, des infirmiers libéraux. Leur voiture est un outil de travail vital, notamment en milieu rural. Reportage dans l’Orne.

Vanina Delmas  • 6 mai 2026 abonné·es
« Nous sommes pris à la gorge mais nous sommes obligés de rouler, coûte que coûte »
Patrick D’Hangest , infirmier dans l'Orne.
© Vanina Delmas

Les cloches de l’église de Radon viennent de sonner 9 heures du matin lorsque la voiture de Patrick D’Hangest arrive à notre hauteur. À cette heure-là, il a déjà effectué une partie de sa journée ; les prises de sang à jeun commencent tôt, mais il ne se départit pas de son sourire. « Allez, on y

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