« Ce n’est pas le ‘grand soir’, mais nous voulons changer la vie des gens »

La députée Sandrine Runel défend la ligne des socialistes sur le budget de la Sécu, affirme vouloir continuer de négocier avec le gouvernement et attaque les « postures » des insoumis.

Lucas Sarafian  • 4 novembre 2025 abonné·es
« Ce n’est pas le ‘grand soir’, mais nous voulons changer la vie des gens »
La députée socialiste Sandrine Runel.
© Assemblée nationale

Le compromis, jusqu’au bout. L’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale arrive en séance à l’Assemblée. La députée socialiste Sandrine Runel, chargée de négocier avec le gouvernement sur ce budget, défend la position de son parti durant la séquence. Selon elle, le Parti socialiste (PS) doit assumer vouloir discuter avec le gouvernement pour tenter de trouver des compromis à l’Assemblée nationale. Malgré l’échec de l’adoption de la taxe Zucman, les roses restent sur leur ligne.

L’examen du volet recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en commission des Affaires sociales s'est achevé. Il n’a pas été adopté. Quel bilan tirez-vous de cette première phase de débat ?

Sandrine Runel : Nous avons obtenu des majorités sur certaines recettes supplémentaires qui n’étaient pas prévues dans la première mouture du budget de la Sécurité sociale. Nous avons notamment voté contre le gel du barème de la CSG et nous avons voté en faveur d’une hausse de la CSG sur le patrimoine. C’est une victoire. Nous avons également réussi à supprimer l’année blanche, à refuser la taxation des tickets-restaurants ainsi que des chèques-vacances, et nous avons adopté l’article sur la suspension de la réforme des retraites. Nous savons donc qu’il existe des majorités pour voter en séance sur des mesures concrètes et assez emblématiques.

Sébastien Lecornu a promis vendredi qu’il soutiendrait la réindexation des pensions de retraite et des minima sociaux ainsi que la hausse de la CSG sur le patrimoine. Que pensez-vous de ces annonces ?

Nous sommes satisfaits de ces prises de position. Mais la hausse de la CSG sur le patrimoine, c’est notre proposition. La commission a voté notre amendement. Cette mesure pourrait rapporter 2,6 milliards, ce sont des recettes que nous pensons justes. Concernant la suppression de l’année blanche, nous l’avons défendue et elle a été également adoptée en commission. En termes de pouvoir d’achat et de qualité de vie, cette mesure est très importante, elle change concrètement le quotidien. Les retraités qui touchent

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