« Thérapies » de conversion : un pas en avant, deux pas en arrière

© Karollyne Videira Hubert / Unsplash
Pour la journée mondiale contre les LGBTphobies, le 17 mai, la Commission européenne n’a finalement pas interdit les « thérapies » de conversion. Estimant qu’elle risquait, ce faisant, de mordre sur les prérogatives des États membres, l’institution a préféré une option bien moins courageuse : recommander aux pays européens de le faire à sa place. Et pour cela, il faudra attendre encore un an, a-t-elle annoncé. L’initiative avait pourtant été portée par une pétition en mai au million de signatures de tout le continent.
Ces « thérapies », qui font de l’homosexualité une maladie mentale, ont mené à d’importants abus physiques et psychologiques contre des jeunes inscrit·es de force, poussant certain·es au suicide. Dans le même spectre de violences contre les LGBT, les personnes trans continuent d’être tuées. Le corps de Fanny a été retrouvé à San José au Mexique. Celui de Juniper Blessing, dans une résidence près de l’université de Washington. Joëlla, 45 ans, a, elle, été tuée à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en février.
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