« Aliocha disparu » : disparaître, mode d’emploi
Un frère et une sœur se retrouvent un an après la mort de leur père. Le lendemain, l’un d’eux s’évanouit dans la nature. Loin des récits de deuils attendus, Léopold Prudon signe à 33 ans une bande dessinée ambitieuse sur les souvenirs enfouis et le désir de disparaître.
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© Leopold Prudon _ Monsieur Toussaint Louverture
Au commencement était la mort du père. Celui des deux jeunes adultes Émilie et Aliocha leur a légué des journaux intimes remplis de poèmes et une mère dévastée, errant entre le lit et le canapé. La sœur continue son métier d’institutrice en ravalant sa douleur, et prend soin de son grand-père et de sa mère, chez qui elle habite. Le frère a quant à lui pris ses distances, laissant mijoter une révolte intérieure qu’il canalise par la drogue. Ils renouent au cours d’une nuit blanche à déambuler dans une métropole évoquant Paris. Mais les retrouvailles restent de courte durée : Aliocha disparaît le lendemain. Émilie décide de fouiller dans les moindres détails de
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