Crimes de guerre, oui ; génocide, non

Le président soudanais Omar el-Béchir est sans aucun doute coupable de « crimes de guerre ».
Mais le conflit donne lieu, côté occidental, à des interprétations fortement idéologisées.

Claude-Marie Vadrot  • 19 mars 2009 abonné·es

Depuis que le président-dictateur Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989, a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), les Nations unies et les ONG polémiquent sur le nombre des victimes au Darfour et sur la qualification de génocide. Laquelle n’a pas été retenue par le procureur de la CPI. D’abord, il est difficile de chiffrer les morts dans cette immense province plus grande que la France : entre ceux tués par des opérations militaires, ceux massacrés par les cavaliers arabes connus sous le nom de Janjawids et les morts de maladies et de malnutrition au cours de leur errance, de leur fuite vers le Tchad ou dans les camps sommaires aménagés au Darfour même, la fourchette va de 180 000 à 300 000. <

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