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À flux détendu

Il n’y a pas que les Jeux olympiques, il y a aussi le Tour de France . Incroyable épreuve sans aucun suspense pour la victoire finale – après Armstrong et Contador, Wiggins domine cette année de la tête et des épaules – et sur laquelle pèse un lourd soupçon de dopage, quels que soient les contrôles, comme sur aucun autre sport.

Et pourtant. Nombreux sont ceux qui continuent à se passionner pour le Tour. En ce qui me concerne, je suis surtout friand des articles de Jean-Louis Le Touzet dans Libération (en équipe cette année avec Pierre Carrey), qui couvre chaque année la course. Voici ce qu’on a pu lire, par exemple, sous la plume de Le Touzet, le 8 juillet : « Sans la grande tradition des directeurs sportifs à l’ancienne qu’incarne Marc Madiot (Fdj-BigMat), l’homme qui met toujours des éperons et de la paille dans ses bottes camarguaises, le métier serait sans doute perdu. […] Madiot sait tout de ses coureurs, de leurs vices, de leurs vertus. Le matin il les réveille au son de Sambre et Meuse, les douches au jet d’arrosage pour tonifier les muscles, les fait poser tantôt devant des obus de marine ouvragés par les poilus de 14 ou devant un caisson d’artillerie recouvert du drapeau tricolore en guise de photo officielle afin de les rappeler à leurs devoirs cyclistes. »

Un régal. Certes, le journaliste se doit de raconter la course, les échappées ou le sprint à l’arrivée. Et il le fait. Mais grâce à ses images et à ses métaphores incongrues, à son écriture humoristico-chantournée, il rend au Tour la dimension poétique qui lui manque (au moins) depuis les victoires, en 1907 et 1908, de Lucien Petit-Breton. Son lecteur se prend à rêver d’une autre course tellement plus belle, tellement plus enthousiasmante ! Le Touzet recrée du mythe avec des histoires d’oreillettes défaillantes, de clous dispersés sur la chaussée et de taux d’hématocrites. Chapeau bas.


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