Vivre avec le loup, une affaire d’État

Selon des chercheurs en sciences humaines, les pouvoirs publics doivent résolument organiser la coexistence avec l’animal.

Patrick Piro  • 27 novembre 2014 abonné·es
Vivre avec le loup, une affaire d’État
© À lire : **Vivre avec le loup, 3 000 ans de conflit** , dir. Jean-Marc Moriceau, éd. Tallandier ; Dossier « loup », *Revue semestrielle de droit animalier,* n° 1-2014 (www.unilim.fr). Photo : AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Ma vie avec Brenin ! Cité par la revue Billebaude, Mark Rowlands a été profondément marqué par une décennie de cohabitation avec un loup adopté à la naissance [^2]. Si Brenin a montré des capacités d’adaptation au mode de vie humain, il ne s’est toutefois pas défait de sa nature sauvage, constate le philosophe états-unien, qui fait de son expérience un fondement de sa pensée : il faut bien reconnaître des droits à l’animal, mais il n’a pas de devoirs envers nous. Dans le monde rural, où l’on a rarement choisi de fréquenter le loup, les conclusions sont moins apaisées. Comment vivre avec le prédateur ? Des chercheurs en sciences humaines tentaient de répondre à la question lors d’une conférence organisée par le Musée de la chasse et de la nature le 12 novembre, à Paris.

Mais tout d’abord, veut-on vivre avec ?, s’interroge Nicolas Lescureux, ethno-écologue au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe-CNRS). La question semble obsolète tant l’animal impose sa présence, à écouter Éric

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Idées
Temps de lecture : 6 minutes