Label Gamelle : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on doit mal manger ! »

Créée pendant le second confinement, la Scop Label Gamelle, avec une certaine audace, se veut tournée vers la restauration pour les centres d’hébergement d’urgence. Pari réussi.

Jean-Claude Renard  • 17 février 2021 abonné·es
Label Gamelle : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on doit mal manger ! »
L’équipe de Label Gamelle devant son propre camion de livraison.
© Patrice Normand

Au menu du déjeuner cette semaine : mafé de bœuf, pommes dauphines, crème aux œufs citron ; moussaka de bœuf et penne, cake. Au dîner, carry de volaille, riz créole aux raisins secs et fruit. Ou encore quiche saumon épinard, coleslaw, dégué ; tagine de légumes, merguez, semoule et yaourt le soir. Autre menu ? Hachis de veau Parmentier, blanc-manger à l’eau de fleur d’oranger ; paupiette de dinde et risetti aux légumes, petit pot de lait chocolat. Quelques jours auparavant, c’était pavé de colin, riz cantonais, gâteau de semoule au miel ; une brandade de poisson, ail et persil (c’est vieux comme le monde, mais ça marche toujours !), une quiche aux crevettes, céleri rémoulade, yaourt, ou encore des nuggets de poulet sauce barbecue pomme purée…

Des menus qui se veulent variés, passant d’un continent l’autre, d’une culture l’autre. Manchons de volaille à la mexicaine, osso bucco de dinde, sauce tomate, polenta crémeuse, yassa de poisson, gratin d’épinards, blanquette de poisson, riz cassé… Tels sont les repas concoctés par Label Gamelle, Scop de restauration employant la majeure partie de son personnel en contrat d’insertion, livrant les centres d’hébergement d’urgence et toute forme de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

La résilience, boussole pour le monde à venir
Inégalités 12 juin 2026 abonné·es

La résilience, boussole pour le monde à venir

Alors que les crises sociales, démocratiques et écologiques nourrissent partout le sentiment d’impuissance, des résistances citoyennes dessinent d’autres possibles. Cécile Duflot plaide pour faire de la résilience collective une force politique capable de combattre les inégalités, défendre l’État de droit et redonner espoir face aux replis nationalistes et aux logiques de renoncement.
Par Cécile Duflot
« Les révolutions sont des imaginaires puissants »
Entretien 12 juin 2026 abonné·es

« Les révolutions sont des imaginaires puissants »

Dans un temps marqué par la montée des extrêmes droites, l’historienne Mathilde Larrère s’attarde sur ce que la gauche fait de sa mémoire révolutionnaire, endroit fécond où inventer l’avenir.
Par Juliette Heinzlef
« Continuer de faire vivre des œuvres engagées dans l’espace public »
Entretien 12 juin 2026 abonné·es

« Continuer de faire vivre des œuvres engagées dans l’espace public »

À la tête des Ateliers Frappaz, directrice artistique du festival international des arts de la rue les Invites à Villeurbanne, Nadège Prugnard y défend des écritures contemporaines exigeantes et populaires.
Par Anaïs Heluin
Gérald Darmanin et l’esthétique virile du pouvoir
Tribune 11 juin 2026

Gérald Darmanin et l’esthétique virile du pouvoir

L’affaire Lyhanna met en lumière les limites d’une conception viriliste du pouvoir incarnée par le ministre de la Justice. Quand les violences sexuelles s’imposent au débat public, la posture de l’« homme fort » apparaît moins comme une solution que comme une partie du problème.
Par Lynda-May Azibi