La ville aux deux LCR

En représailles contre une fédération qui a soutenu José Bové, la direction de la Ligue a parachuté à Clermont-Ferrand une candidate contre son dirigeant régional.

Michel Soudais  • 7 juin 2007 abonné·es

Le cas de figure est assez rare pour être noté. Parmi quatorze candidats, les électeurs de la 1re circonscription du Puy-de-Dôme ont le choix entre deux LCR. Celle de Clermont-Ferrand, représentée par Alain Laffont, 60 ans, médecin et conseiller municipal bien connu des clermontois, et celle de Montreuil, où la Ligue a son siège national, qui a dépêché dans la cité ouvrière de Michelin une enseignante de Seine-Saint-Denis de 32 ans, Julia Gilger. Si l'on cherchait une preuve que le parti d'Olivier Besancenot joue désormais dans la cour des grands, ce duel fratricide en est un indice. Il est aussi le symptôme visible des traces laissées au sein de l'organisation trotskiste par le débat sur la candidature unitaire de la gauche antilibérale.

Car non satisfaite d'avoir défendu une stratégie unitaire opposée à l'orientation de la direction nationale de la LCR, l'an dernier, en s'impliquant dans l'animation du Collecif unitaire antilibéral local, la fédération du Puy-de-Dôme de la Ligue s'est entêtée : avec Alain Laffont, elle a activement

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian