Halte au carnage
En Méditerranée, le thon rouge, quatre fois trop pêché, est au bord de l’effondrement. Devant l’urgence, l’instance de gestion, réunie du 17 au 24 novembre, pourrait adopter un moratoire sur les prises.
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Chaque année, les chiffres hoquettent : le thon rouge est surpêché dans des proportions effarantes en Méditerranée, première zone de capture mondiale pour cette espèce. Il y a un mois, la Commission internationale chargée de la conservation des thonidés en Méditerranée et dans l’Atlantique (Iccat) livre, débordée, son bilan 2007 : 61 000 tonnes de prises, soit deux fois plus que les 29 500 tonnes de quotas qu’elle a allouées à ses pays membres dans le cadre du plan de sauvegarde du thon rouge adopté en 2006 à Dubrovnik. Lui-même dérisoire : c’est à 15 000 tonnes annuelles qu’il faudrait limiter les prises en Méditerranée pour que la population se renouvelle, martèlent les spécialistes. Une limite respectée jusque dans les années 1980. Mais pulvérisée depuis, avec la prolifération des chalutiers industriels (thoniers senneurs) très sophistiqués, responsables de 70 % des
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