Tchernobyl : le verrou sautera-t-il ?
La vérité sanitaire sur la catastrophe va peut-être bientôt officiellement éclater, malgré vingt-trois ans d’obstruction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), estime ci-dessous Alison Katz*.
dans l’hebdo N° 1048 Acheter ce numéro

Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) à Lyon vient d’engager un programme de recherche sur la santé à Tchernobyl (Arch) : il s’agit vraisemblablement, en vingt-trois ans, de la première évaluation sérieuse entreprise par une agence onusienne sur les conséquences sanitaires de l’accident industriel le plus grave de l’histoire et de la plus forte exposition humaine aux rayonnements ionisants, hors bombardements atomiques du Japon en 1945. La vérité sanitaire officielle est peut-être enfin en gestation…
En effet, le Circ est une institution incluse dans l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui est loin d’être anecdotique : près d’un quart de siècle après l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, le 26 avril 1986, l’OMS persiste à endosser les statistiques absurdes de quelque 50 morts et 4 000 cancers de la thyroïde. En dépit de montagnes de données émanant de sources indépendantes, qui comptabilisent des centaines de milliers de morts prématurées. Les cancers autres que thyroïdiens, ainsi que maintes autres sérieuses affections non cancéreuses, sont aussi