Théâtre : Mécanique de la domination
Oleanna , de David Mamet : un huis clos haletant sur les relations de pouvoir.
dans l’hebdo N° 1209 Acheter ce numéro
L’une timide, empruntée, l’air reconnaissante du moindre regard posé sur elle ; l’autre sûr de lui, embrassant l’espace de gestes conquérants à peine dissimulés derrière un masque d’humilité trop fin, trop ébréché pour induire le monde en erreur. Carol est étudiante, John est son professeur. Chacun est bien engagé sur sa propre pente, dont les trajectoires n’étaient pas censées se croiser en dehors de l’université. Mais David Mamet, traduit en français par Pierre Laville, fait de la rencontre d’une chute imminente et d’une ascension victorieuse l’objet d’ Oleanna, pièce écrite en 1992. Foudroyant, le résultat tient plus de la collision que du simple échange de points de vue. Sous
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
« Nocturne (Parade) » : de la guerre dans l’air
« The Democracy Project » : la démocratie en jeu
« Comme Ali » : dire la violence