La naissance d’une opposition de gauche

Le succès de la mobilisation contre le traité budgétaire européen traduit un début de divorce entre les socialistes et leur base électorale.

Michel Soudais  • 4 octobre 2012 abonné·es

Le pari était risqué. Il a néanmoins été gagné. Appeler à une manifestation nationale moins de cinq mois après le remplacement de Nicolas Sarkozy par François Hollande, alors que les électeurs sont encore enclins à laisser le nouveau pouvoir s’installer, avait tout d’une gageure. Mobiliser contre un traité dont la très grande majorité de la population ignorait jusqu’à l’existence n’était pas non plus gagné d’avance. Sans compter qu’une montée à Paris représente un coût important pour tous les militants provinciaux, qui, pour certains – les communistes principalement –, avaient déjà fait le trajet deux semaines plus tôt pour participer à la

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes

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