Camping de Bénodet, 14 juillet 1976

Marie-Édith Alouf  • 13 décembre 2012 abonné·es

Une digression en appelle une autre. Après tout, c’est bien le moins, non ? C’est que celle de Thierry Illouz sur le pouvoir magique des chansons m’a touchée (voir Politis n° 1225). À l’égal des pavés de Venise pour Proust, écrit-il, celles-ci « contractent le temps et l’espace, enferment un instant de nos vies qu’elles embaument, qu’elles conditionnent et qui, comme un parfum, une saveur, une sensation, peut à tout instant revenir nous frapper et nous submerger ». Et le fait que celles-ci soient du genre moqué ou méprisé de « variétés » n’y change évidemment rien. Si le texte de Thierry Illouz m’a touchée, ce n’est pas seulement parce que, à titre personnel, la ritournelle la plus bêtasse des années 1980 [^2] me renvoie toujours instantanément – comme par un raccourci clavier de la mémoire – au 14e étage de la tour

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