La politique après François Hollande ?

La revue Lignes donne la parole à une trentaine d’intellectuels qui s’interrogent sur les nouvelles formes d’intervention dans l’espace public.

Denis Sieffert  • 16 mai 2013 abonné·es

Débonnaire, jovial, normal, François Hollande est pourtant l’auteur paradoxal d’un acte d’une incroyable violence politique. En un rien de temps, au lendemain de son élection, il a tourné le dos à ses électeurs. Plus vite et plus fort que ne l’avait fait jadis François Mitterrand. Face à cette stupéfiante volte-face, on est d’abord tenté d’interroger la personnalité du Président. La brutalité de cette rupture est-elle la conséquence singulière de la faiblesse du personnage, incapable de résister à la pression de l’adversité ? Est-ce la manifestation d’un cynisme sans égal et d’une préméditation mûrie tout au long de la campagne électorale ? Ou bien le résultat d’un amateurisme consternant qui aurait fait découvrir au Président élu une réalité économique et politique que le candidat ne soupçonnait pas la veille ? Toutes ces questions pourraient se poser à l’intéressé, mais en connaît-il seulement la réponse ? En vérité, elles se posent

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