SNCF : La sécurité, oubliée de la dérégulation

L’enquête sur les causes du drame de Brétigny-sur-Orge, en juillet 2013, confirment les manquements de la SNCF et ses efforts pour les dissimuler.

Olivier Doubre  • 23 mars 2016 abonné·es
SNCF : La sécurité, oubliée de la dérégulation

Des aiguillages « pourris » et « non conformes », sur lesquels la SNCF aurait laissé circuler 350 trains par jour, plus d’un an après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge. C’est ce qu’on apprend des différents rapports et enquêtes effectués à la suite de cet accident – le plus grave des vingt-cinq années précédentes, avec sept morts et plus de 70 blessés. Alors que l’on connaît depuis longtemps la cause du déraillement, une éclisse (sorte d’agrafe reliant deux rails) usée qui a cédé lors du passage du train, l’attitude de la SNCF dans la gestion post-accident est aujourd’hui sous le coup de nouvelles révélations, divulguées par Mediapart et France Inter,

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Société
Publié dans le dossier
Les dix scandales de la SNCF
Temps de lecture : 4 minutes

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