Prix Renaudot pour Aude Lancelin : contorsions et mauvaise foi dans la presse française...

Comment les journaux mis en cause dans le livre d’Aude Lancelin ont-ils réagi après qu’elle a reçu le Prix Renaudot jeudi ? Beaucoup d'embarras et un peu de mauvaise foi à la une.

Parfois, il n'est pas facile d’être journaliste pour la presse « dominante ». D'aucuns ont dû avoir un petit coup de chaud, jeudi, quand ils ont découvert que l'essai qui avait gagné le prix Renaudot et sur lequel ils allaient devoir pondre un article n'était autre qu'un brûlot contre... l'actionnaire de leur propre journal.

Le Monde, l’Obs, Télérama (tous trois propriétés du trio Niel, Bergé, Pigasse), mais aussi Libération (propriété de Drahi), avaient jusqu’ici soigneusement passé sous silence la parution, le 12 octobre, aux éditions Les Liens qui Libèrent, du Monde Libre d'Aude Lancelin. Et pour cause : l'ex numéro 2 de l’Obs (lire son portrait ici) y dénonce une presse française minée par les connivences entre pouvoirs médiatiques, économiques et politiques. Dénonciation de ce qu'est devenu l'Obs, bien sûr, d'où elle a été virée sans ménagement pour ses opinions politiques jugées trop à gauche. Mais aussi de ce qu'est devenu le reste d'une presse « de gauche » mal en point, qui s'est vendue à quelques milliardaires du CAC 40...

Contraints et forcés de traiter l'actu des prix littéraires de novembre, ces journaux ont donc usé de quelques contorsions – et d'un peu de mauvaise foi - pour traiter de l'attribution du Renaudot 2016 (catégorie « essai ») en évitant de froisser leurs patrons...

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