À Besançon, la « séquestration » du conseil d’administration par les étudiants fait du bruit
Une mobilisation contre la sélection en master à l’université de Franche-Comté s’est soldée par des gardes à vue. Si l’action a été présentée par la faculté et les médias comme une « séquestration », la vérité est plus complexe.

Dix-neuf d'étudiants ont été placés en garde à vue mardi soir, accusés d'avoir « séquestré » les membres du conseil d'administration (CA) de l'université de Franche-Comté, alors qu'ils se mobilisaient contre la sélection en master. Jeudi 16 février, ils sont tous libres… après 48 heures de garde à vue pour deux d'entre eux. « On ne comprend pas : on nous a gardés au poste pour quelque chose que l'on n'a pas fait », réagit une étudiante à sa sortie du commissariat. Les journaux et la présidence de l'université de Franche-Comté, notamment le président Jacques Bahi, parle de « séquestration » par des étudiants « masqués » et dénonce des violences « physiques et psychologiques ».
« C'est n'importe quoi cette campagne de désinformation », s'insurge Corentin Lahu, étudiant et membre de l'Ameb (Association
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »
En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques