Pour la Saint-Valentin, un collectif de féministes dénonce les faux crimes passionnels
Devant la banalisation des meurtres de femmes dans le couple et le silence médiatique, des associations appellent à une prise de conscience.

Le 14 février, six femmes interpellent les passants devant le Palais de Justice de Paris, sur l'île de la Cité. Leur maquillage rouge et noir représente les blessures des 119 femmes tuées par leur compagnon en 2016. « La Saint-Valentin, la fête du couple et de l'amour. Mais en couple et en amour, ça ne se passe pas toujours bien, annonce Pauline Arrighi. On a choisi la date par provocation. Mais le but est de saisir toutes les occasions pour parler de ce sujet. Le 25 novembre, Journée internationale contre les violences faites aux femmes, c'est bien mais c'est uniquement une fois par an. » En novembre 2016, la jeune femme a fondé Ilsnoustuent.org, qui recense les meurtres de femmes par leur mari ou ex-compagnon.
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Des chiffres édifiants et une médiatisation pitoyableSur le sol, des affichettes avec les noms et dates des victimes de féminicide durant l'année 2016 font office de cimetière. Il y en a 119, et encore, ce ne sont que les cas dont les journaux se sont fait l'écho. Les militantes énumèrent les chiffres : 47 femmes tuées par arme à feu, 37 tuées par arme blanche, 17 battues à mort. D'autres ont été étranglées, étouffées,
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