APB : ce logiciel qui détermine l’orientation des lycéens

La plateforme « Admission Post Bac », loin de l’idéal méritocratique du système éducatif français, ne traite pas les élèves sur un pied d’égalité.

Malika Butzbach  • 14 juin 2017 abonné·es
APB : ce logiciel qui détermine l’orientation des lycéens
© Photo : FRED DUFOUR / AFP

Ce jeudi 15 juin, 379 580 lycéens vont plancher sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat général, ce diplôme clé qui ouvre les portes de l'enseignement supérieur. Avant même de réviser les épreuves, les futurs bacheliers ont dû passer par le portail Admission Post Bac (APB). Cette plateforme centralise et gère l'offre, c'est-à-dire les quelque 12 000 formations de l'enseignement supérieur, et les demandes des 853 262 candidats, qui en classent jusqu'à une vingtaine selon leurs préférences. Devenu, depuis son lancement en 2008, l'étape obligatoire pour l'orientation scolaire, APB reste un outil flou qui désavantage certaines candidatures au profit d'autres.

Un système opaque

En avril 2016, l'association Droits des lycéens soulignait l'opacité de la sélection opérée par APB : « Lorsque l'on s'est inscrit en terminale, nous nous sommes rendu compte que les critères de sélection de la plateforme étaient très vagues, explique Clément Baillon, ancien président de l'association. La preuve : ils étaient mentionnés en trois lignes dans le guide, sans plus de détails. » Et pourtant, l'algorithme effectue bien une sélection entre les candidats : non pas dans les formations dites sélectives

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Festival de La Ciotat : pourquoi la nomination du successeur de Gérard Darmon continue de poser problème
Cinéma 22 mai 2026

Festival de La Ciotat : pourquoi la nomination du successeur de Gérard Darmon continue de poser problème

Si l’acteur a décidé de se retirer de la présidence du jury du festival, il a été remplacé par le réalisateur Jean-Pierre Améris, dont le dernier long-métrage a été jalonné par des accusations de « remarques humiliantes » de l’acteur sur une technicienne.
Par Hugo Boursier
Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?
Analyse 22 mai 2026 abonné·es

Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?

Brandi comme un étendard par le gouvernement et les géants du numérique, le concept consensuel de « souveraineté numérique » masque une réalité moins flatteuse : l’emprise de la Big Tech américaine et des fonds étrangers sur le numérique français et européen.
Par Thomas Lefèvre
Coallia maltraite des résidents du centre d’hébergement d’urgence GL Event Center à Paris
Sans-papiers 21 mai 2026 abonné·es

Coallia maltraite des résidents du centre d’hébergement d’urgence GL Event Center à Paris

Depuis l’annonce par la préfecture de région de la fermeture du plus grand centre d’hébergement d’urgence francilien, son opérateur tente de le vider par tous les moyens. Les résidents témoignent de harcèlement et de maltraitances qui durent depuis plusieurs semaines.
Par Martin Eteve
Visé par des accusations de violences sexuelles, Gérard Darmon est choisi pour présider le festival de cinéma de La Ciotat
Enquête 21 mai 2026

Visé par des accusations de violences sexuelles, Gérard Darmon est choisi pour présider le festival de cinéma de La Ciotat

Politis avait révélé le témoignage de neuf femmes décrivant un comportement « prédateur » de l’acteur, qui avait nié les faits dans un torrent de menaces et d’insultes. À La Ciotat, le choix de cette présidence choque, sauf son programmateur.
Par Hugo Boursier