Climat : « Nous sommes la dernière chance »

L’Affaire du siècle, un manifeste, un QG de la mobilisation : la riposte contre l’inaction climatique s’organise.

Ingrid Merckx  • 13 mars 2019 abonné·es
Climat : « Nous sommes la dernière chance »
© photo : Quatrième marche de la jeunesse en grève pour le climat. ncrédit : Benoit Durand/AFP

L’urgence fait froid dans le dos : « Nous sommes la dernière génération… » déclare le « Manifeste pour une justice climatique », que publie l’association Notre affaire à tous (1). Mais la mobilisation réchauffe dans ce texte qui ne s’interdit ni le lyrisme ni l’espoir, dans les échanges intercollectifs et interassociatifs, dans des tiers lieux comme La Base, qui a ouvert le 8 mars à Paris et se veut le « QG de la mobilisation pour la justice climatique et sociale ». Huit organisations (Alternatiba Paris, Groupe action climat Paris, le Consulat, le Mouvement, Utopia, Nature Rights, Partager c’est sympa et Notre affaire à tous) ont lancé un financement participatif pour mener ensemble ce projet éphémère et payer le loyer de 200 000 euros que leur réclame un propriétaire privé pour 13 mois, avant la démolition de l’immeuble.

L’Affaire du siècle poursuit aussi son chemin : ce recours contre l’État de quatre ONG (Greenpeace France, la Fondation pour la nature et l’homme, Notre affaire à tous et Oxfam France) pour inaction climatique, qui a reçu plus de 2 millions de signatures de soutien, lance ce 14 mars la procédure juridique auprès du tribunal administratif de Paris. Suite de la procédure entamée en décembre avec une demande préalable. Si le ministre François de Rugy a décrété que les émissions de gaz à effet de serre ne baisseraient pas grâce aux tribunaux et que la France faisait de son mieux, c’est bien

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