Élections au Brésil : battre Bolsonaro

Début octobre, le Brésil vote et verra s’affronter l’ex-président Lula, revenu de son enfer judiciaire, au sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro. À l’occasion de ce scrutin crucial, Politis publie une série d’articles et de reportages, à retrouver tout au long des prochaines semaines.

Patrick Piro  • 12 septembre 2022
Partager :
Élections au Brésil : battre Bolsonaro
© Rose Cipriano (à gauche) vise un poste de députée et soutient Marcelo Freixo (à droite), qui brigue le poste de gouverneur de l’État de Rio. (Photo : PATRICK PIRO.)

Le Brésil retient son souffle. L’arène des élections générales – le premier tour est programmé pour le 2 octobre – est d’une composition biblique. D’un côté, le président Bolsonaro, néolibéral d’extrême droite, haineux, fossoyeur du droit du travail et de la forêt tropicale, et d’une partie des 700 000 personnes mortes du covid au Brésil, victimes d’un négationniste sanitaire. Criminel.

De l’autre, l’ex-président Lula, revenu de son enfer judiciaire après avoir été lavé des accusations de corruption qui l’avaient conduit en prison en 2018, et empêché de se présenter à la présidentielle. Lula, le champion d’un peuple de gauche qui vomit l’idée de vivre quatre ans de plus en Bolsonarie. Lula, donné en tête devant le président sortant d’environ 10 points dans les sondages. Les autres candidat·es étant cantonné·es au rôle de figurant·es.

À scrutin exceptionnel, dispositif exceptionnel

Ce scrutin s’annonce le plus crucial que le pays ait connu, comme s’accordent à le qualifier les analyses de gauche : démocratie contre barbarie – vie contre mort, vont jusqu’à dire certains. À moment exceptionnel, dispositif exceptionnel : Politis va ainsi publier une série de reportages et d’articles lors des prochaines semaines pour comprendre ce qui est en jeu dans ce Brésil qui nous parle tant.

Nous démarrons ce cycle de publications ce mardi 13 septembre, avec le premier article d’un triptyque. Son premier volet est consacré au contexte politique : alors que Lula est en campagne, des centaines de femmes noires revendiquent leur place en politique. Un deuxième volet sera consacré au retour du fléau de la faim au Brésil. Enfin, le dernier pan de notre triptyque s’intéressera au défi écologique relevé par celles et ceux qui ont le plus intériorisé ce combat : les peuples autochtones en lutte pour leurs droits.

Premier volet : le contexte politique

Monde
Publié dans le dossier
Battre Bolsonaro
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes
Analyse 8 avril 2026 abonné·es

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes

Après des discours musclés en campagne électorale, Giorgia Meloni s’est employée à rassurer les marchés et ses alliés internationaux recouvrant sa radicalité d’extrême droite originelle. Mais depuis sa défaite électorale au référendum de mars, la première ministre italienne semble renouer avec de vieilles tentations autoritaires.
Par Olivier Doubre
Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne
Récit 8 avril 2026 abonné·es

Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne

À un an de la fin de son mandat, Giorgia Meloni fait face à sa première véritable crise politique. Si l’on regarde en arrière, elle n’est en mesure de revendiquer que des mesures construites sur une série de paniques morales. Mais les mouvements sociaux italiens ont su lui porter la contradiction.
Par Giovanni Simone
Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique
Décryptage 8 avril 2026

Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique

En trois ans et demi à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni a tenu la distance sans vraiment tenir ses promesses de révolution néofasciste.
Par William Jean
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre