Non, le vol à l’étalage n’a pas « explosé » avec l’inflation
Si la nécessité pousse toujours certains à subtiliser des aliments, le phénomène est loin d’être en hausse, contrairement à ce que clament les enseignes. Mais gonfler les chiffres permet de doper le business de la sécurité et de durcir la répression.

© Cedric Foll
« J’avais faim et je n’avais pas d’argent », avait-il plaidé. En 2019, un jeune homme de 20 ans a été condamné à six mois de prison ferme pour le vol d’un sandwich au thon et de deux bouteilles de jus d’orange. En 2022, à Castres, un autre a pris quatre mois ferme. À Nîmes, six. Mardi 15 août 2023, un sans-abri écope de trois mois ferme pour du fromage, des gâteaux et de la bière. Régulièrement, des articles de la presse locale font état de peines lourdes contre les voleurs de nourriture. La justice française réprime-t-elle durement ces vols alimentaires,
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