Coup de jeune à la CGT
La « bataille des retraites » a redoré le blason des syndicats, suscitant des adhésions dans la nouvelle génération. Un sang neuf sur lequel compte bien s’appuyer, pour l’avenir, la confédération désormais dirigée par Sophie Binet.
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© Maxime Sirvins
D’un sexagénaire moustachu à une femme – la première de l’histoire ! – de 41 ans. Le passage de relais entre Philippe Martinez et Sophie Binet à la tête de la CGT illustre, à lui seul, le coup de jeune qu’a pris le deuxième plus important syndicat du pays. Outre ce turnover, s’est déroulé à l’hiver et au printemps dernier le plus grand mouvement social du XXIe siècle. La mobilisation contre la réforme des retraites a mis au centre du jeu des syndicats soudés et combatifs. « Durant ce mouvement, on a eu une intersyndicale crédible et légitime dans l’espace public », notait par exemple le sociologue Karel Yon dans nos colonnes début octobre.
Une crédibilité qui a redoré le blason d’organisations marginalisées par le pouvoir en place ; une légitimité qui a poussé des dizaines de milliers de travailleurs à rejoindre leurs rangs. À la CGT, on estime que plus de 40 000 personnes ont pris leur carte grâce à la bataille des retraites. Et parmi elles, de nombreux jeunes. « Nous n’avons pas encore quantifié précisément la part des moins de 30 ans dans cette masse d’adhérents, mais on peut déjà
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