Écologie : un rapport alerte sur le retard des services publics
Dans son rapport annuel, le collectif Nos services publics alerte : l’architecture des services publics peine à intégrer les enjeux écologiques, exacerbant les inégalités et les tensions sociales. Pour lui, il est urgent de réorienter ces politiques vers un avenir durable et plus juste.

© Rose-Amélie Bécel
« L’architecture actuelle des services publics et leur fonctionnement ont été conçus sans intégrer la transition écologique ni les conséquences des crises environnementales ». Le rapport 2024 du collectif Nos services publics, une association composée d’agents publics dresse un constat inquiétant. Les politiques publiques sont figées dans des logiques du passé, inadaptées aux défis climatiques actuels.
Pour cette deuxième itération de leur rapport annuel sur l’état des services publics, leur analyse se décline autour de neuf secteurs publics, avec un angle particulier sur les grandes tendances à l’aune des crises écologiques. Le résultat est sans appel : les politiques publiques sont imprégnées par des logiques court-termistes en inadéquation avec le changement climatique et peinent à s’en défaire.
Un modèle périmé« On entend souvent dire que les politiques publiques sont en retard par rapport à la lutte contre le changement climatique, mais c’est pire que ça : on ne va pas du tout dans la bonne direction ! », alerte Arnaud Bontemps, fondateur et coporte-parole du collectif Nos services publics.
D’après le rapport, « les outils actuels de politique publique sont inadaptés pour intégrer les limites planétaires et perpétuent, donc aggravent, les conflits de besoins. » Les « conflits de besoins » sont décrits comme une mise en compétition des besoins individuels avec, le plus souvent, des besoins collectifs. Par exemple, le besoin d’utiliser la voiture pour se déplacer, face à la nécessité de polluer moins pour garder un climat habitable sur Terre. Ces situations de tensions sont exacerbées par le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources.
Un autre exemple mis en avant dans le rapport est la gestion de l’eau. En France, on mesure une baisse de 14 % du volume d’eau renouvelable sur les deux dernières décennies, selon le ministère de la Transition écologique. Lequel indique qu'entre juin et août, 80 % du volume d’eau utilisée l’est par l’agriculture. Les
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