Redevenir un juif de la Diaspora
Dans un ouvrage très documenté, le philosophe Michel Feher enjoint à renouer avec la tradition d’une pensée critique juive, celle des Juifs diasporiques dont l’histoire et les positions s’opposent au nationalisme ethnoreligieux, au suprémacisme et donc au sionisme impérialiste.
dans l’hebdo N° 1914 Acheter ce numéro

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En 1870, le décret Crémieux accordait la citoyenneté française aux « Israélites indigènes d’Algérie ». Principalement établis dans la région de Constantine, à l’est de l’Algérie, et au nombre d’environ 300 000, les Juifs algériens acquièrent ainsi les mêmes droits que les colons européens, occupés à s’emparer des terres et à développer, selon leur propre modèle, cette colonie conquise en 1830 aux dépens de l’Empire ottoman.
Les Juifs, qui ne possèdent pas de terres, deviennent ainsi membres de la communauté coloniale dominante, même si elle est minoritaire en nombre, au contraire des indigènes musulmans, qui sont environ trois millions en 1870, discriminés et relevant, eux, du Code de l’indigénat. Le
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