Sarkozy, c’est fini. Le sarkozysme, c’est moins sûr

En l’éliminant dès le premier tour de leur primaire, les électeurs de la droite ont forcé l’ancien chef de l’État à prendre sa retraite politique. Celle-ci ne marque toutefois pas la fin du sarkozysme.

Michel Soudais  • 21 novembre 2016 abonné·es
Sarkozy, c’est fini. Le sarkozysme, c’est moins sûr
© Photo: STRINGER / ANADOLU AGENCY

C'est le principal événement de la soirée d'hier. Le président en titre de Les Républicains a sèchement été éliminé au premier tour de la primaire que son parti organisait. Une primaire dont il aurait bien voulu se passer mais à laquelle il n'a pu s'opposer et qu'il pensait toutefois pouvoir remporter comme il avait repris la présidence de l'UMP à l'automne 2014. Mais s'il s'était imposé aisément (64,5%) face à Bruno Le Maire et Hervé Mariton, il y a deux ans, il s'est effondré hier (20,6 %) face à des concurrents d'une autre dimension. Les scrutins n'étaient pas non plus de même nature ; la pugnacité, l'outrance et le culot qui plaisaient tant aux

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