Syndicats : y aller ou pas
Les organisations de travailleurs sont désunies face aux ordonnances. Seuls la CGT, Solidaires et la FSU appellent à manifester. Qu’en sera-t-il de la mobilisation du 12 septembre ?
dans l’hebdo N° 1468 Acheter ce numéro

Le Medef l’a rêvé, ce gouvernement l’a fait ! » Ce n’est pas un militant d’extrême gauche qui nous confiait ce jugement au lendemain de la présentation des ordonnances par le Premier ministre et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, mais le secrétaire général de la très mesurée CFE-CGC, principal syndicat des cadres, Alain Giffard. « Pour nous, le code du travail n’a jamais freiné l’embauche, poursuit-il. C’est du pipeau joué depuis longtemps par Pierre Gattaz, puis rédigé du haut de leur Olympe par des gens qui n’ont pas conscience des réalités et qui sont surtout attentifs aux dividendes versés aux actionnaires – qui ont augmenté de plus de 25 % l’an dernier. » Et le cadre syndicaliste de rappeler la déclaration de Thibault Lanxade, éminent dirigeant du Medef : « Ce n’est pas parce qu’il y a ces ordonnances qu’on va embaucher ! »
On peut être surpris de la réaction de la CFE-CGC, quand on sait que le cœur de l’électorat d’Emmanuel Macron est constitué de catégories socioprofessionnelles supérieures, et principalement de cadres. Si Alain Giffard se dit prudemment « déçu » par les ordonnances gouvernementales, il a du mal à dissimuler un brin de colère sur la méthode de l’exécutif avec les syndicats : « Cette concertation n’était pas une négociation ; il a fallu se bagarrer pour qu’il y ait
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