Roller derby : Rouler pour le féminisme

Sport de glisse et de contact alternatif et inclusif, le roller derby s’institue comme un lieu d’émancipation des corps et des identités.

Koupaïa Rault  • 21 juillet 2021 abonné·es
Roller derby : Rouler pour le féminisme
© Mark RALSTON/AFP

Il y a le terrain, d’abord. Généralement plat et approximativement ovale. Ensuite, les patins quads, dont les roues sont parallèles. Et puis les collants résille, les genouillères, les minijupes, les éternels maillots suants, les coudières, les maquillages guerriers et colorés, les tatouages éphémères ou permanents, les casques floqués et les protège-dents. Dans cet attirail, principalement des joueuses au regard vif, et parfois quelques joueurs. À chaque jam – comprendre chaque tour –, deux équipes de cinq personnes s’affrontent, composées chacune d’une jammeuse, l’équivalent d’une sprinteuse, reconnaissable à son casque étoilé, et quatre bloqueuses. Le but est simple : dépasser en un temps très court les opposantes. Pour freiner l’adversaire, on utilise son corps comme seul bouclier.

Le roller derby n’a pas subsisté longtemps sous sa forme chorégraphiée des années 1930, avec gagnants et perdants désignés à l’avance. Le sport que l’on connaît aujourd’hui naît véritablement à la fin des années 1990, au cœur du mouvement punk-féministe des « riot grrrls ». Les premiers collectifs français apparaissent en 2009. Furies de Bourges,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Publié dans le dossier
Nos corps en bataille
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Il y a des fascismes brutaux et des fascismes tranquilles : les deux progressent »
La Midinale 23 janvier 2026

« Il y a des fascismes brutaux et des fascismes tranquilles : les deux progressent »

Jonathan Durand Folco, professeur à l’université Saint-Paul à Ottawa (Canada) et auteur de Fascisme tranquille : affronter la nouvelle autoritaire aux éditions Écosociété, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
De Nairobi à Brest, un ostréiculteur hors norme
Portrait 23 janvier 2026 abonné·es

De Nairobi à Brest, un ostréiculteur hors norme

Dans le Finistère, Walid Chelongat, ostréiculteur kényan de 28 ans, travaille chaque jour dans les parcs à huîtres. Passionné par son métier, il est désormais un ouvrier essentiel dans l’un des viviers les plus prestigieux de France : à Prat-Ar-Coum, la Romanée-Conti des huîtres.
Par Paul Boyer
Après la mort d’El Hacen Diarra, « la France veut copier Trump ou quoi ? »
Reportage 22 janvier 2026 abonné·es

Après la mort d’El Hacen Diarra, « la France veut copier Trump ou quoi ? »

Le 14 janvier, El Hacen Diarra mourait au commissariat du 20e arrondissement parisien, après une violente interpellation de la police. Au foyer des Mûriers, où il vivait avec d’autres travailleurs migrants, la tristesse et l’envie de justice se mêlent à la peur croissante de la police.
Par Pauline Migevant
Aide à mourir : loi validiste ou avancée sociale ? Un débat pour comprendre
Entretien 20 janvier 2026 abonné·es

Aide à mourir : loi validiste ou avancée sociale ? Un débat pour comprendre

L’une est radicalement contre, l’autre est nécessairement pour. La cofondatrice du collectif antivalidiste Les Dévalideuses, Céline Extenso, débat avec l’un des plus fervents défenseurs du projet de loi sur l’aide à mourir, le député écologiste de Dordogne Sébastien Peytavie.
Par Hugo Boursier