Derrière le « vote utile»

Denis Sieffert  • 1 mars 2007 abonné·es

Pétition après pétition, voilà maintenant que des intellectuels de gauche ­ des amis parfois ­ nous invitent à voter « utile » dès le premier tour de la présidentielle [^2]. C'est ce qu'on appelle le « syndrome » d'avril 2002. Comme pour nous faire avaler l'idée d'un sacrifice à consentir devant un péril historique. La question est de savoir si le remède suggéré n'est pas pire que le mal. De quoi s'agit-il ? Il y a cinq ans, la France avait été privée de deuxième tour, puisque au soir du premier, il n'y avait plus d'autre choix que de voter en faveur du candidat de la droite pour faire barrage à celui de la droite extrême. Ou, à la rigueur, s'abstenir. Mais, au nom de ce souvenir pas vraiment glorieux, voilà qu'on nous

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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