« Résister sans ambiguïté »

Hostile
à toute évolution
de son parti vers une « ligne démocrate », Jean-Luc Mélenchon critique la tentation des alliances à géométrie variable
de la gauche du PS.

Michel Soudais  • 11 septembre 2008 abonné·es

Le PS est-il menacé d’éclatement comme certains dirigeants socialistes le craignent depuis La Rochelle ?

Jean-Luc Mélenchon : Le risque ne peut être écarté. Il résulte d’abord de la présidentialisation des institutions et de l’inversion du calendrier électoral. Cela a un impact aggravé sur le PS depuis qu’il élit son premier secrétaire au suffrage universel et désigne de même son candidat à la présidentielle. L’aventurisme personnel a donc les coudées franches. Une autre cause est la droitisation avancée du discours des ténors médiatiques de ce congrès. Car, dans le même temps, on constate une mise sous le boisseau acharnée de la gauche du parti. Dès lors, beaucoup se disent « à quoi bon tout ça ? ». Et quand, pour finir, on apprend que le parti est censé avoir gagné cent mille adhérents depuis janvier dernier, ce que personne ne peut croire, on a des raisons de douter par avance de la sincérité du vote. Un mélange déflagrateur est donc constitué. Dire que pendant ce temps éclate la plus caricaturale crise du capitalisme ! Quelle

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes