Lu !

Politis  • 12 mars 2009
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C’est curieux, chez Bernard Kouchner, ce besoin de faire les mêmes phrases que le président des États-Unis d’Amérique. Au mois d’août 2008, après la mort de dix soldats français en Afghanistan, le ministre des Affaires étrangères cosignait dans le Monde , avec son homologue des affaires militaires, l’ineffable Hervé Morin, une tribune dénonçant la « dictature barbare » des talibans, contre qui la France devait absolument poursuivre son engagement. À l’époque, rappelons-nous : George W. Bush était encore à la Maison Blanche. Sept mois plus tard, Barack Obama, qui l’a remplacé, annonce qu’il envisage de négocier avec certains talibans, et Kouchner, miracle, dit soudain la même chose (le Figaro, 9 mars) : « Si des talibans nationalistes parviennent au pouvoir par les urnes et respectent la Constitution », la France devra « respecter le résultat [de ces] élections ». Souvent Kouchner varie : bien fol qui s’y fie.

Les échos
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