Quel droit à l’oubli numérique ?
David Forest* s’interroge sur la question de « l’autorégulation » d’Internet, à l’heure de la loi Loppsi 2 et de l’extension des fichiers de police.
dans l’hebdo N° 1091 Acheter ce numéro
Par un curieux anthropomorphisme, Internet a emprunté les traits d’un personnage hypermnésique ou obèse, c’est selon, mais résolument rétif à toute purge. De symposiums en propositions de lois, la question du « droit à l’oubli numérique » a fait l’objet d’une actualité paradoxale, peu avant que le gouvernement ne fasse adopter à marche forcée, le 16 février, la Loppsi 2 (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), qui multiplie les atteintes aux libertés. Et peu après qu’il eut imposé par voie de décret (octobre 2009) deux nouveaux fichiers de police portant sur les bandes, hooligans et groupuscules dans la police, la