Autolib’, bon ou mauvais plan ?
La mairie de Paris lance son projet de voitures
électriques en libre-service avec le groupe Bolloré.
Pour Annick Lepetit, c’est un moyen propre de répondre aux besoins des Parisiens. Michel Riottot estime à l’inverse que ce pari électrique est perdu d’avance.
dans l’hebdo N° 1179 Acheter ce numéro
Directeur de Liaison, revue d’Île-de-France Environnement, et président de cette même structure, qui regroupe 400 associations.
La voiture électrique Bluecar, produite par le groupe Bolloré, équipée de batteries lithium-métal polymère censées procurer 250 km d’autonomie en ville et rechargeable en moyenne en 4 heures, a été choisie par la ville de Paris, 25 communes des Hauts-de-Seine, 7 de Seine-Saint-Denis et 11 du Val-de-Marne pour leur service Autolib’. Il est prévu de déployer 2 000 véhicules dans un premier temps, et le nombre d’usagers pour rentabiliser le nouveau système doit atteindre 80 000 vers 2018.
D’un point de vue environnemental, on pourrait imaginer que le remplacement d’environ 22 000 voitures consommant des énergies fossiles génératrices de gaz à effet de serre et toxiques pour la population (voir les futures zones d’actions prioritaires pour l’air [Zapa]) est une idée lumineuse. Malheureusement, l’analyse critique du projet fait apparaître nombre d’épines dans ce bouquet enjôleur. A-t-on besoin, en agglomération parisienne dense, de se déplacer en véhicule personnel ? Boileau parlait déjà des « embarras de Paris » au XVIIe siècle. Autolib’ peut non seulement les renforcer, mais aussi détourner encore
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