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Le signal de Poutine aux opposants

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Nadejda, Ekaterina et Maria, chanteuses du groupe Pussy Riot, ont été condamnées, la semaine dernière, à deux ans de séjour dans un camp de travail à régime sévère. L’objet du délit : avoir chanté et dansé pendant trois minutes une prière à la Vierge pour qu’elle les débarrasse de Vladimir Poutine. « Crime politique » commis dans la cathédrale du Christ Saint-Sauveur, la plus grande église de Moscou et de Russie, reconstruite à la fin des années 1990 pour assurer la gloire retrouvée de l’Église orthodoxe. La sentence a été prononcée à l’issue d’un verdict de trois heures littéralement déclamé par une juge aux ordres, se gardant d’évoquer l’offense faite au Président. Elle a préféré évoquer longuement la notion de sacrilège, la haine de la religion, le hooliganisme et même une « scandaleuse » apologie de l’homosexualité. Le jugement a été rendu sur instructions du Kremlin, qui a voulu lancer un signal à tous les opposants. Et flatter la hiérarchie orthodoxe, attentive à signifier aux Russes qu’elle ne peut ni ne doit être contestée.


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