Rémi Fraisse : les gendarmes savaient, selon Le Monde

Dès la nuit du 25 au 26 octobre, les gendarmes avaient peu de doutes sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. C'est ce qui ressort des dernières informations du Monde. Le quotidien a eu accès à un procès verbal, daté du 29 octobre, retranscrivant les conversations des militaires sur place.
Sivens, 26 octobre, 2 h du matin. Quelques minutes après avoir vu un manifestant s'effondrer, les gendarmes partent le récupérer :
« Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse. “Il respire ou quoi ?”, s'inquiète le supérieur. L'infirmier de l'escadron tente alors les gestes de premiers secours. A 2 h 03, un gendarme s'écrie : “Il est décédé, le mec ! Là, c'est vachement grave… Faut pas qu'ils le sachent !” » , raconte Le Monde.
Une petite phrase qui ne visait en rien à étouffer l'affaire, mais à empêcher la nouvelle de se répandre parmi les manifestants, et éviter ainsi que les affrontements ne redoublent d'ardeur, a assuré le service de la gendarmerie au Monde.
Mais ces révélations, qui viennent corroborer les informations de Mediapart, soulignent une fois de plus les erreurs de communication du gouvernement dans cette affaire.
Lire > Mort de Rémi Fraisse : l'Etat a bien menti, selon Mediapart
Autre affirmation du Monde: les gendarmes sur
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