Littérature et travail

On assiste à un renouveau de cette thématique, sur les ravages du libéralisme et du discours managérial.

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Ce livre, publié dans une maison d’édition universitaire et dirigé par Aurélie Adler et Maryline Heck, interroge à nouveaux frais la relation entre la littérature et le travail. Après un retour marquant du monde du travail dans le roman français au cours des années 1980, avec Leslie Kaplan et François Bon, et un retrait dans la décennie suivante, on assiste à un renouveau de cette thématique, avec en pointe des préoccupations les ravages du libéralisme et l’infiltration du discours managérial jusqu’au plus intime. Cet ouvrage stimulant, intitulé Écrire le travail au XXIe siècle. Quelles implications politiques ?, cherche à répondre à la question suivante : ces écritures du travail sont-elles des écritures politiques ? Non parce qu’elles défendraient une cause militante, mais parce que les représentations qu’elles développent transforment les regards. Les différents articles qui composent ce livre s’intéressent notamment à La Centrale, d’Élisabeth Filhol, à Atelier 62, de Martine Sonnet, et aux romans de Mathieu Larnaudie, et propose des entretiens, en particulier avec Jérôme Mauche et Nicole Caligaris.

Écrire le travail au XXIe siècle. Quelles implications politiques ?, sous la direction d’Aurélie Adler et Maryline Heck, Presses Sorbonne nouvelle, 164 p., 20,50 euros.


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