« La langue d’Elfriede Jelinek est un monstre »

Déclaration de la personne, un texte foudroyant de l’autrice autrichienne, prix Nobel de littérature en 2004, est magnifiquement traduit par Sophie Andrée Fusek, qui parle ici de son travail.

Christophe Kantcheff  • 24 avril 2026 abonné·es
« La langue d’Elfriede Jelinek est un monstre »
Sophie Andrée Fusek (à gauche) joue des points de friction entre son et sens pour donner une voix française à l’écriture indomptable d’Elfriede Jelinek (à droite).
© Julia Vogel (Fusek) / Claudia Mueller (Jelinek)

Le texte du nouveau « roman » d’Elfriede Jelinek a d’abord connu une forme théâtrale à Berlin. Déclaration de la personne a en effet des allures d’immense diatribe menée le plus souvent par une seule voix, parfois parasitée par d’autres, qu’on peut facilement imaginer résonner sur une scène. La prix Nobel de littérature 2004 y sonne la charge contre le capitalisme financier, elle qui a été la cible d’un contrôle fiscal inquisiteur. Cette langue incandescente nous est accessible grâce à l’impressionnant travail effectué par sa traductrice en français, Sophie Andrée Fusek, avec laquelle nous nous sommes entretenu.

Vous avez commencé à traduire Elfriede Jelinek par son théâtre ou ses pièces radiophoniques. La traduction de Déclaration de la personne était-elle très différente ?<

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Littérature
Temps de lecture : 8 minutes