Mélenchon : un pour tous ?

Les Insoumis n’ont pas boudé leur plaisir, lorsque la semaine dernière, leur candidat a doublé Benoît Hamon dans les sondages.

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Ils ont beau dénoncer à tout-va la « sondocratie », les Insoumis n’ont pas boudé leur plaisir. La semaine dernière, leur candidat a doublé Benoît Hamon dans les sondages. Mieux, Mélenchon distancie désormais le socialiste de près de trois points, à 14 % contre 11,5 % selon BVA.

Ovationné dimanche par 10 000 personnes à son meeting de Rennes, reconnu comme le grand gagnant du premier débat télévisé, Jean-Luc Mélenchon est sur un petit nuage. Au point qu’il estime désormais que battre François Fillon est à sa portée… et pourquoi pas le second tour ? « Un Français sur deux n’a pas fait de choix, rappelait lundi matin son porte-parole, Alexis Corbière, sur RTL, ce qui veut dire qu’il y a potentiellement un paysage complètement différent de ce qu’on nous annonce à l’arrivée. »

Mélenchon, surprise du chef ou grenouille qui se voit plus grosse que le bœuf ? Samedi dernier, quelque 200 manifestants, persuadés que seule une coalition entre Mélenchon et Hamon offrirait une victoire, se retrouvaient sous les fenêtres des QG de campagne des deux candidats. Dans la petite troupe scandant « une victoire, pas deux défaites ! », le socialiste Gérard Filoche, Pierre ­Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, et même un militant stéphanois de la France insoumise, Vincent Bonny : « Que ce soit Mélenchon ou Hamon qui se présente, quelle importance puisqu’ils mettront en œuvre la 6e république ? », pointait l’Insoumis, qui pense toutefois que « celui qui a le programme le plus pertinent est Mélenchon ».

« En réalité, estimait le responsable communiste Frédéric Boccara, réputé peu amène avec le candidat de la France insoumise, Mélenchon a en tête le coup d’après : la recomposition de la gauche. C’est ce qui s’est passé en 1932 en Allemagne : le PCF ne pensait alors qu’à passer devant les socialistes ». Pas sûr que de telles comparaisons favorisent vraiment l’union.


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