Bidonville à Metz : les migrants sur le bitume
Des centaines de demandeurs d’asile dorment à même le sol sur l’avenue de Blida, dans la préfecture de Moselle. Pour la préfecture, il s’agit d’un simple problème de saturation. Mais, pour les associations, ce bidonville met les pouvoirs publics dans l’illégalité.

Ils sont environ 350 d’après la direction départementale de cohésion sociale (DDCS) ; 500 selon les associations. Tout le monde s’accorde au moins à dire que la quasi-totalité de ces exilés sont demandeurs d’asile. D’après la loi, jusqu’à ce que la préfecture statue sur leur recours à une protection de la France, les demandeurs d’asile doivent être logés. Pourtant, à Metz, ils dorment sur un parking, avenue de Blida. Juste en face d’une usine de traitement des déchets. « Tout un symbole », ironise Chantal Duez-Muszynski, du Collectif mosellan de lutte contre la misère.
Les associations viennent de remporter une petite victoire face à Adoma, l’organisme gestionnaire du camp, mandaté par la mairie et la préfecture. Adoma exigeait le retrait des auvents que certains demandeurs d’asile avaient dressés pour se protéger du soleil, dans cette ville où les températures avoisinent parfois les 30°C. « C’était pour des questions de
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