Retraites : Et maintenant, la guerre de positions

À l’Assemblée, la majorité devra affronter une opposition plus remontée que jamais, alors que la CFDT cherche à se démarquer de son ralliement d’hier. Le mouvement social, lui, reste mobilisé.

Erwan Manac'h  • 5 février 2020 abonné·es
Retraites : Et maintenant, la guerre de positions
© Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, lors d’une réunion de la conférence de financement, le 30 janvier.CHARLES PLATIAU/POOL/AFP

Quatre jours, pour achever la destruction-reconstruction d’un pilier de la Sécurité sociale. C’est la mission impossible qui était confiée à la commission spéciale de l’Assemblée nationale pour les retraites, le 3 janvier. La semaine de prolongation et les débords sur les week-ends n’y changeront probablement rien, vu l’ampleur de ce double projet de loi, la quantité d’interrogations qu’il continue de soulever et la stratégie de guérilla que la gauche a déployée – fait inédit – dès la phase de commission. La majorité se pose en victime, Olivier Véran, l’un des 7 corapporteurs du projet, raille le « totalitarisme d’opposition » et le « zadisme législatif », mais la gauche assume. « Le gouvernement souhaite faire rentrer la rivière dans son lit, nous espérons faire entrer la colère des Français à l’Assemblée nationale et être à la hauteur du mouvement social, nous utiliserons tous les espaces et les outils pour cela », résumait le député Pierre Dharréville, président du groupe communiste quelques minutes avant

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Économie Travail
Temps de lecture : 6 minutes