En Crimée, « aujourd’hui, même ceux qui se taisent sont réprimés »
En Crimée annexée, des défenseurs des droits humains continuent de travailler malgré le harcèlement des autorités. Sous couvert d’anonymat, l’un des défenseurs de la minorité tatare a accepté de témoigner.
dans l’hebdo N° 1916 Acheter ce numéro

© Fiora Garenzi
Un des éléments majeurs de la propagande russe est de dire que l’annexion de la Crimée en 2014 s’est faite « sans effusion de sang » et que tout le monde y était favorable. En tant que défenseur des droits humains, quel est votre point de vue sur la question ?
Dès le mois de mai 2014, juste après l’arrivée des Russes, plus de cent personnes ont été condamnées pour des « piquets solitaires pacifiques ». On a mesuré alors le niveau de criminalisation qui existait en Russie pour des actions non-violentes et qui sont censées être légales. En 2015, les premiers activistes ont été arrêtés pour terrorisme. Ça nous a fait comprendre tout de suite ce dans
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