Faire corps avec soi-même, enfin

À 41 ans, Vic, éducateur en milieu rural, est un homme comblé. Un homme qui eut longtemps l’apparence d’une femme et découvrit sur le tard ce dont il souffrait : le transsexualisme.

Marion Dumand  • 11 novembre 2009 abonné·es

« Et toi, pourquoi tu n’as pas fait ton service militaire ? » À la sortie d’un concert, la question est posée à Vic, 41 ans. « Parce que j’étais une femme. » La réponse sidère doublement. Insoupçonnable quand on regarde Vic, au bouc et à la silhouette on ne peut plus virils, cette ancienne identité s’affiche là en toute franchise. L’honnêteté est plus militante que revendicative. « Je dois assumer pour montrer aux autres que la différence peut bien se vivre. » Cet éducateur pense aux ados pour qui l’identité sexuelle et son chapelet de tabous restent encore source de souffrance, voire une cause de suicide. C’est eux d’ailleurs qui lui ont trouvé son nouveau prénom. Il garde aussi à l’esprit son

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Société
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